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Les serres municipales, un sanctuaire ! Vraiment… ?

Mardi 16 janvier 2018
Les élus de Lagny-sur-Marne ont voté le projet du PLU (Plan local d’urbanisme) ...

Pour le maire, il s’agit de « préserver et d’améliorer le cadre de vie des Latignaciens »

Voici quelques morceaux choisis parmi les déclarations de monsieur Jean-Paul Michel :

Conseil municipal du 16 janviers 2018
«… Enfin, la zone agricole de Conches et les serres municipales seront sanctuarisées. …»

Lagny sur marne Magazine N°32 MAI/JUIN
« ...Pour préserver cet environnement qui lui est cher, la municipalité en a fait une priorité lors de la révision en 2016 du plan d’Aménagement et de Développement Durable, sanctuarisant les serres municipales en empêchant de fait la construction de 800 logements potentiels sur l’ensemble de la commune ...»

Vœux 2018
« …nous avons sanctuarisé les serres municipales… »

Grâce à ce nouveau PLU (plan local d’urbanisme), nous allons sanctuariser les serres municipales que nous aimons tous et qui sont un atout indéniable pour notre ville.

Qui ne serait pas d’accord avec cela ?

Mais à quoi sert le PLU ?

Il définit les règles indiquant quelles formes doivent prendre les constructions, quelles zones doivent rester naturelles, quelles zones sont réservées pour les constructions futures, etc. Il doit notamment exposer clairement le projet global d’urbanisme ou PADD qui résume les intentions générales de la collectivité quant à l’évolution de l’agglomération.
Après toutes ses explications il est légitime de penser que cette sanctuarisation faite via le PLU, a consisté à rendre la parcelle abritant les serres non constructible.

Et bien NON.

Dans les faits la parcelle protégée zone naturelle (Nj2) ce trouve derrière, entre les pavillons.

En réalité les serres municipales que nous connaissons (entourées en rouge) sont dans la zone orange (UBc2) du PLU.
Que nous dit le PLU sur cette Zone ?

Dans les zones UB - A-2/ MIXITE FONCTIONNELLE ET SOCIALE
• Dans les zones UBc1, UBc2 :
- « ..La hauteur maximale des constructions ne pourra excéder 8 mètres … »
- « .. ne peut excéder un pourcentage de la superficie de la partie de l’unité foncière* comprise dans les zones UBc1, UBc2 égal à 30%.. »

Donc en résumé, on peut construire presque ce que l’on veut si cela ne dépasse pas 8 mètres de haut et n’occupe que 30% du terrain.

Il n’a pas échappé à certains riverains que l’on était très loin du sanctuaire promis et ces questions ont été soulevées en conseil et visite de quartier.

Une réponse pour le moins étonnante a été faite dans ces termes :
« Il était nécessaire de garder le caractère constructible du terrain afin de pouvoir faire de futurs aménagements, comme par exemple un abri pour les outils de jardinages, brouettes… ».

Je vous laisse 2 minutes pour vous remettre…

Il est évident que le maire n’est pas sans savoir que le PLU prévoit bien sur de tels aménagements dans les zones naturelles telles que la Nj2.
Ci-dessous un extrait du PLU

N - A-1-3 Les destinations et sous destinations des constructions suivantes sont autorisées à condition :
Dans les zones N et Na :
- A condition de ne pas être incompatibles avec l'exercice d'une activité agricole, pastorale ou forestière du terrain sur lequel ils sont implantés et qu'ils ne portent pas atteinte à la sauvegarde des espaces naturels et des paysages, les équipements d'intérêt collectif et services publics.

L’extension de la Zone Nj2 à l’ensemble des parcelles abritant les serres municipales était suffisante pour créer le dit sanctuaire.

Dès lors, on peut légitimement se poser la question du pourquoi :
- Pourquoi laisser toute la partie en bord de route constructible ?
- Pourquoi communiquer sur un sanctuaire qui n’existe pas ?

Finalement, et devant la mise en évidence de toutes ces contradictions, on nous a simplement opposé le fait que ce n’était pas vraiment important, que même si cette zone avait été protégée, ce qu’une municipalité avait fait une autre pouvait le défaire… et que même si effectivement rien n’empêchait de faire des constructions à cet endroit ce n’était pas l’intention de la municipalité.

Promis…

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